La cour des grands

La cour des grands
Quand il me l'a dit, j'ai ressenti des petits picotements dans le ventre comme quand on est pressé, quand on a peur, qu'on a envie. Ce mot avait tout une signification cachée, ce mot en cachait un autre. C'était comme si on le faisait mais pas tout à fait et c'était vraiment ça qui était excitant ! Un p'tit côté rebelle-mais-pas-trop. Je me suis sentie toute heureuse, sans ces p*tains de cinq kilos en trop qui m'énerve, je me sentais belle, épanouie, je me sentais enceinte.
Ce
qui me plaisait, c'était de savoir vers quoi tout ça menait, vers la vie, une nouvelle vie, vers le prolongement du bonheur. Et puis, quand le bonheur touche les proches, c'est merveilleux comme il semble palpable. Non pas que je ne sois pas heureuse, bien au contraire, je ne l'ai jamais autant été. C'est juste que je me projetais dans ce même mot, dans ce qu'il engendre. L'extase. Le fantasme.

En
fait, je crois qu'il voulait attendre de me le dire de vive voix mais mes propres questionnements l'avaient poussé à me le dire à ce moment précis et m'avait remplie de joie. Ce qui m'excitait, c'était le détachement qu'il prenait à me l'annoncer alors que lui aussi avait cette petite boule dans le ventre, même lui, surtout lui. On était pareil. Ce qui était trop bon, c'était de feindre qu'on avait des crampes à l'estomac rien que d'en parler, rien que d'y penser.

Faire
comme si de rien, alors que tout était.

(l)


La t
aille 54 était prémonitoire...
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# Posté le mardi 26 mai 2009 08:01
Modifié le mardi 26 mai 2009 09:21

J'aime bien écrire des choses que je sais que j'écris : parlons d'amour, toujours - Chapitre II



Rentrer le c½ur qui bat fort et le sourire aux lèvres. Et puis relire, sans avoir prévu, le chapitre I, finalement certaines choses ne changent pas, ou si peu. Les mêmes belles âmes sont présentes et d'autres surgissent et prennent une si grande importance qu'on a l'impression qu'elles ont toujours été là.


Après la pluie, le beau temps.


Un an après, on peut dire que tout s'arrange parce que les choses de la vie nous montrent nos sentiments les plus profonds : qui nous sommes et pour qui nous nous battons. Des mots prononcés que nous n'étions pas certains d'avoir bien interprétés, une simple phrase « Je suis content que tu sois là, qu'on soit tous réunis ». La naïveté de premiers « nouveaux » mots, mêlés à une spontanéité qu'on associait à l'enfance. Émerveillée, j'étais témoin de leurs deux regards brillants.
Et puis plus récemment les paroles d'une mère à sa fille, le c½ur bien accroché pour supporter des moments intenses, des confessions, des souffrances jamais révélées.


Si ce costume de raton-laveur pouvait toujours m'aller...

Un costume tout doux, en noir et blanc comme pour cacher les défauts. Ce costume, je le retire quand je suis avec toi et je m'habille de ta tendresse. ''Je suis fière de te voir parmi les autres.'' Je n'ai pas encore les mots pour exprimer ce que je ressens, ces sentiments sont nouveaux pour moi et c'est tellement beau.



La vie est faite d'espoir et de renoncements – Constencia Clermont

Déjà il y a plus d'un an, tu existais, tu étais présent. Maintenant nous l'avons vécu, intensément, passionnément cet amour qui ne demandait qu'à être exacerbé, peut-être mal, peut-être bien. J'aurai voulu pouvoir lui dire que tu étais présent quand il caressait les nuages, mais lui mentir ne m'est pas possible. Qui sait, peut-être que quelque part dans le super huit de son séjour avec les anges, on peut distinguer le son de ma voix troublée lui disant que je t'aime...
Je ne pars pas à cause de toi. Partir, personne ne part. Je t'ai quitté le jour où l'incompréhension a pris le pas sur la complicité, le jour où une philosophe s'est proclamée « Dame de compagnie que tu ne peux pas quitter ». Les temps sont changés, au passif, ce qui signifie pour toi, qu'on y a un peu participé. Qui de nous deux n'a pas su agir avant qu'il ne soit trop tard, peut-être moi, peut-être toi. Qu'importe. Dans ton monde où les satrapes vivent en Satrapie, où le Jurassique était un reptilien, où certains dansent comme des cabris ; dans mon monde où je parlais peu mais observait beaucoup ; dans notre monde espagnol où nous étions Sol & Luna ; il ne me restera que les doux moments partagés ensemble, ceux dont nous sommes fiers et qui feront notre force. L'Anglaise regardait l'énorme soleil s'écraser sur la mer...



Sans un grain de folie, il n'est point d'homme raisonnable – La Rochefoucauld


Bonsoir sur les deux joues, la main forte qui tient la tête ou l'épaule. Ces yeux bleus perçants qui me plaisent, qui me questionnent et qui me comprennent. Les doigts touchent les cheveux tout doux. Je ne sais toujours pas si tu as emprunté ce jour-là un chemin de poudre blanche. Aujourd'hui, je pense que je ne préférerais pas. Toi, à qui je peux confier mes pensées les plus intimes, en tête à tête, toujours. « Je suis cap d'être ton ami », mais c'est bien plus que ça ! On ne se perdra pas, quoi qu'il advienne. Je voudrais te donner la force de renoncer à ces choses qui te font du mal, te donner le courage d'assumer tes choix, de prendre le risque de prendre un virage qui te rendra heureux, je le crois vraiment.
–Prends soin de toi–


# Posté le mercredi 04 mars 2009 06:29

Au Phenomen

Au Phenomen
# Posté le vendredi 06 février 2009 12:53

Pères & Mères - Grand Corps Malade

Depuis la nuit des temps l'histoire des pères et des mères prospèrent
Sans sommaire et sans faire d'impairs, j'énumère pêle-mêle, Pères Mères
Il y a des pères détestables et des mères héroïques
Il a des pères exemplaires et des merdiques
Il y a les mères un peu père et les pères maman
Il y a les pères intérimaires et les permanents
Il y a les pères imaginaires et les pères fictions
Et puis les pères qui coopèrent à la perfection
Il y a les pères sévères et les mercenaires
Les mères qui interdisent et les permissions
Y'a des pères nuls et des mères extra, or dix mères ne valent pas un père
Même si dix pères sans mère sont du-per c'est clair
Y'a des pères et des beaux-pères comme des compères qui coopèrent
Oubliant les commères et les langues de vipère
Il y a les « re-mères » qui cherchent des repères
Refusant les pépères amorphes
Mais les pauvres se récupèrent les experts du divorce
Il y a les pères outre-mère qui foutent les glandes à ma mère
Les pères primaires, les perfides, les personnels qui ont le mal de mère
Ceux qui laissent les mères vexent et les perplexes
Moi mon père et ma mère sont carrément Hors-pairs
Et au milieu de ce récit
Je prends quelques secondes je tempère
Pour dire à mon père et à ma mère merci

Il y une mère candide et un père aimable
Il y une mère rigide et imperméable
Il y a des pères absents et des mères usées
Il y a des mères présentes et des perfusés
Il y a des mères choyées et des mères aimées
Il y a des pères fuyants et des périmés
Il y a la mère intéressée et la mère vile
L'argent du père en péril face à la mercantile
Il y a les pensions alimentaires, les « pères crédits »
Des pères du week-end et des mercredi
Y'a des pères hyper-fort et des mères qui positivent
Ou les coups de blues qui perforent les mères sans perspectives
Mais si les persécutés, le père sait quitter
Et si la mère pleure c'est l'enfant qui perd
Mais si la mère tue l'amertume la magie s'éveille
Et au final qu'elle soit jeune ou vielle la mère veille
Moi mon père et ma mère sont carrément Hors-pairs
Et au milieu de ce récit
Je prends quelques secondes je tempère
Pour dire à mon père et à ma mère merci

Il y a les mères qui désespèrent à cause des amourettes
Perpétuellement à la recherche d'un homme à perpette
Il y a la mère célibataire persuadé de n'être personne
Et qui attends que dans ses chimères que derrière la porte un père sonne
Il y a les mères soumises et les pères pulsions
Il y a les mères battues et les percussions
Il y a les mères en galère à cause des pervers, des perturbés
Alors il y a la mère qui s'casse si elle est perspicace
En revanche, si le père et la mère s'acoquine et vont se faire mettre si je peux me permettre
La tension est à dix milles ampères
Car quand le père est en mère et que la mère obtempère
C'est la hausse du mercure car le père percute et la mère permute
Le père tend sa perche et la mère se rit de cette performance, de ce perforant impertinent
Elles sont les péripéties du père dur face à l'effet mère
Moi mon père et ma mère sont carrément Hors-pairs
Et au milieu de ce récit
Je prends quelques secondes je tempère
Pour dire à mon père et à ma mère merci
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# Posté le jeudi 25 décembre 2008 20:33

Dans notre salon

Dans notre salon
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# Posté le lundi 08 décembre 2008 03:14